Dans les années 1800, un étudiant en physiologie se passionne pour les nouvelles découvertes scientifiques de son époque tel que la théorie de l’évolution de Darwin et les forces physico-chimique expliquant les phénomènes biologiques. À la suite de ses études, il utilise ses connaissances pour élaborer des théories sur le fonctionnement de la psyché humaine. C’est le premier à tenter d’expliquer les comportements humains en se basant sur une méthode plus rigoureuse que celle des philosophes qui ont tenté avant lui d’élaborer des théories.

Cet homme très connu est Sigmund Freud, aujourd’hui considéré comme le père de la psychologie. Au cours du 20e siècle, d’autres se sont inspirés de cette approche pour élaborer d’autres théories qui ont fait grandir la psychanalyse.

Les émotions inexprimées ne mourront jamais. Elles seront enterrées et ressortiront de manière plus laide.

– Sigmund Freud (traduction libre)

Quelles sont les idées à la base de la psychanalyse?

Freud a élaboré trois grands modèles qui se sont succédés et qui ont chacun influencé la manière de concevoir le fonctionnement humain. Puisque mon but est d’avoir une vision d’ensemble rapide de cette approche, je ne vais pas détailler chacune d’entre-elles.

Période affect-trauma

Son premier modèle, une théorie assez générale, aborde d’abord l’existence d’un inconscient. Selon lui, on y refoule les évènements traumatiques donc nous n’en avons pas conscience. Seulement une partie de notre vécu était donc conscient.

Modèle topographique

Dans son deuxième modèle, il ajoute le préconscient. Dans cette catégorie se trouve les éléments auxquels nous ne portons pas attention dans le moment présent, mais qui peuvent facilement être ramener à la conscience. Il complexifie également l’inconscient qui contient maintenant non seulement les souvenirs traumatiques, mais aussi les pulsions. Ces pulsions sont généralement sexuelles et agressives et sont réprimées par les normes de la société.

Modèle structural

Dans ce dernier modèle, il ajoute les notions de ça, moi et surmoi. Le ça représentant l’ensemble des pulsions se retrouve surtout dans l’inconscient. Le surmoi représente l’ensemble des règles et des attentes qui sont acquises auprès des parents et de la société en générale. Le moi fait l’équilibre entre le ça et le surmoi. Pour démêler tout ça, voici un exemple. Si une personne désir manger un gâteau (ça), il va rapidement freiner son envie puisqu’il sait que le sucre nuit à sa santé (surmoi). Alors, il pourrait choisir d’en manger seulement une partie (moi).

Comment cette approche perçoit la psychopathologie?

En psychanalyse, la source de la maladie s’exprime à travers de symptômes. Dans cette approche, on considère que certains éléments sont trop anxiogènes pour être remémoré. Alors, ils sont gardés dans l’inconscient par des mécanismes de défenses. Donc, si un mécanisme de défense est inFadéquat, l’énergie qui doit rester dans l’inconscient peut s’exprimer à travers un symptôme.

Comment cette approche aborde le traitement?

Différentes méthodes peuvent être utilisée dans cette approche pour traiter les maladies. Généralement, un psychanalyste s’intéresse surtout à interpréter différents éléments pour en tirer des informations sur les problèmes du patient. Il peut le faire, entre autres, en interprétant ses rêves et les transferts fait par le patient. Un transfert est l’adoption de certains comportements avec le psychanalyste qui reproduit une certaine dynamique avec une autre personne. Cette dynamique vient généralement d’un de ses parents. Par exemple, une personne pourrait se montrer méfiant avec le psychanalyste comme il le fait avec son père.

On place l’analyse de la personne au centre des préoccupation lors du traitement en psychanalyse. C’est dans le but de faire ressortir les informations cachées dans l’inconscient. D’ailleurs le traitement est généralement très long et demandant.


Ces théories vous ont peut-être sembler un peu farfelue. De plus, elles ne se basent malheureusement pas sur des recherches scientifiques rigoureuse puisqu’elles ne sont pas falsifiables. Toutefois, l’efficacité thérapeutique semble similaire à la plupart des autres approches.

De nos jours, on pratique assez rarement la psychanalyse pure. Cependant, la psychodynamique, une approche qui en découle, est plus fréquente. Elle se démarque par une formule plus concise qui est mieux adaptée à la réalité actuelle.

En réaction au manque de rigueur, une nouvelle approche psychologique a émergé dans les années 1930 : Le béhaviorisme.

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